Origine & sens
Samuel-Frederic réunit Samuel et Frédéric.
Samuel
Son nom est Dieu (hébreu).
La Réforme et la montée du protestantisme ont, dès le XVIe siècle, fait décoller ce prénom, particulièrement aux États-Unis et en Angleterre, où il est devenu classique et intemporel. La France tarde à lui rendre gloire. Après un décollage raté dans les années 1960, Samuel a percé dans le top 50 national dans les années 2000, sans toutefois connaître le succès de Raphaël.
Samuel, premier grand juge et prophète, désigna Saül comme le premier roi d’Israël, puis David à sa succession. Deux livres de la Bible portent son nom. Samuel Beckett (1906-1989), romancier irlandais et auteur de En attendant Godot, a reçu le prix Nobel de littérature en 1969. Samuel Morse (1791-1872), physicien américain, est l’inventeur du code morse, système de télécommunication abandonné par la marine en 1999.
Frédéric
Pouvoir de la paix (germanique).
Ce grand prénom royal a été, sous ses différentes graphies, porté par une trentaine de souverains germaniques, prusses, danois, suédois et norvégiens. Il est fréquent dans les pays anglo-saxons et scandinaves à partir du XVIIIe siècle, mais il peine à briller en France. C’est bien plus tard, au terme d’une progression lente mais constante, qu’il se révèle au XXe siècle. Il culmine au 4e rang masculin en 1973, après la gloire d’Éric, avant de chuter brutalement. Il s'orthographie sans accent en dehors de l'Hexagone.
Surnommé Barberousse, Frédéric Ier (Friedrich en allemand) fut le premier roi de Prusse au XVIIIe siècle. Son fils et successeur, Frédéric II le Grand, réorganisa ses États et fit de son armée une force militaire redoutable. Intellectuel francophile, il tissa des liens avec Voltaire et les plus grands savants de son époque.
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