Origine & sens
Sarah-Jeanne réunit Sarah et Jeanne.
Sarah
Princesse (hébreu).
Très choisi dans les familles puritaines anglaises, Sarah se diffuse en Angleterre dès le XVIe siècle. Son succès s’élargit rapidement aux États-Unis puis à l’ensemble des pays anglophones, où Sarah se maintient dans le haut des classements jusqu’au 3e millénaire (il se place 3e en Angleterre dans les années 1850 et rugit encore dans le top 5 américain dans les années 1980). Son émergence française est palpable durant la Réforme, mais sa gloire est récente : il lui faudra attendre la fin des années 1990 pour s’imposer au 8e rang du palmarès féminin, son point culminant.
Épouse d’Abraham dans la Bible, Sarah a le don de la beauté mais pas celui de la maternité. Aussi ne peut-elle réprimer un rire lorsqu’un ange vient lui annoncer qu’elle mettra au monde un enfant à l’âge de 90 ans. Son fils, le bien-nommé Isaac (de l’hébreu : « rire »), naîtra dans l’année.
Jeanne
Dieu fait grâce (hébreu).
Ce prénom riche en histoire a été porté par 7 reines de France et de nombreuses saintes. Il se propage dès le Moyen Âge à l’ensemble des pays chrétiens, où il est orthographié de nombreuses manières : Jehan(ne) en France, Joan en Angleterre, Juana en Espagne, et Giovanna en Italie. Popularisée par Jeanne d’Arc au XVe siècle, Jeanne éclipse ses variantes françaises et devient la plus grande rivale de Marie. Glorieuse au XIXe siècle, Jeanne s’évanouit dans les années 1940 pour ressusciter dans les années 1990. Elle s’envole à Paris, mais se contente de figurer dans le top 30 français depuis les années 2010.
Jeanne d’Arc (1412-1431), jeune paysanne lorraine, affirme avoir reçu la mission divine de libérer la France du joug anglais. Elle rejoint Charles VII, contribue à la levée du siège d’Orléans et à son sacre à Reims. Capturée en 1430, elle est condamnée pour hérésie et brûlée vive à Rouen un an plus tard, à l’âge de 19 ans.
Popularité : courbe des naissances, classement et départements ›

