Origine & sens
Sarah-Lea réunit Sarah et Léa.
Sarah
Princesse (hébreu).
Très choisi dans les familles puritaines anglaises, Sarah se diffuse en Angleterre dès le XVIe siècle. Son succès s’élargit rapidement aux États-Unis puis à l’ensemble des pays anglophones, où Sarah se maintient dans le haut des classements jusqu’au 3e millénaire (il se place 3e en Angleterre dans les années 1850 et rugit encore dans le top 5 américain dans les années 1980). Son émergence française est palpable durant la Réforme, mais sa gloire est récente : il lui faudra attendre la fin des années 1990 pour s’imposer au 8e rang du palmarès féminin, son point culminant.
Épouse d’Abraham dans la Bible, Sarah a le don de la beauté mais pas celui de la maternité. Aussi ne peut-elle réprimer un rire lorsqu’un ange vient lui annoncer qu’elle mettra au monde un enfant à l’âge de 90 ans. Son fils, le bien-nommé Isaac (de l’hébreu : « rire »), naîtra dans l’année.
Léa
Gazelle, vache sauvage, ou fatiguée (hébreu).
Première femme de Jacob dans l’Ancien Testament, Léa donna naissance à 6 des 12 ancêtres des tribus d’Israël. Malgré son ancienneté, ce prénom a longtemps été inusité en France. Colette le fait renaître en le choisissant pour l’héroïne de 2 romans, mais c’est le succès de La Bicyclette bleue, roman de Régine Deforges, qui lance l’essor spectaculaire ce prénom dans les années 1980. Léa franchit le cap des années 2000 au premier rang. Elle a brillé sur le classement français pendant 9 ans.
Popularité : courbe des naissances, classement et départements ›

