Origine & sens
Serge-Alain réunit Serge et Alain.
Serge
Servir (latin).
Ce nom porté par une puissante famille romaine se diffuse en Orient après le martyre de saint Serge de Rafasa, officier romain décapité pour sa foi en Syrie au IVe siècle. Au fil des siècles, Serge et ses différentes graphies deviennent très fréquents en Grèce et dans la chrétienté orthodoxe. Au XVe siècle, le moine Serge de Radonège devient le saint patron de la Russie, ce qui propulse Sergei au sommet des attributions. Et c’est sous l’influence de l’immigration russe, au début du XXe siècle, que Serge émerge en Europe. Peu après son envol en Italie, dans les pays hispanophones et lusophones (Sergio), Serge s’élance en France dans les années 1950. Il s’impose rapidement dans les 20 premiers rangs, mais s’évapore à la fin du siècle.
Alain
Beau, calme (celte).
Un saint breton, évêque de Quimper au VIe siècle, atteste l’ancienneté de ce prénom. Il est recensé, en France comme en Angleterre (Alan), dès le Moyen Âge, mais c’est au XXe siècle qu’il fait véritablement carrière en France. Il brille au 3e rang masculin en 1950 et reste largement attribué ensuite. Une popularité qui lui vaut d’être le 7e prénom masculin le plus attribué du siècle passé.
Dominicain breton au XVe siècle, saint Alain de La Roche fonda plusieurs confréries du Rosaire en France, en Allemagne et aux Pays-Bas.
Popularité : courbe des naissances, classement et départements ›

