Origine & sens
Serge-Andre réunit Serge et André.
Serge
Servir (latin).
Ce nom porté par une puissante famille romaine se diffuse en Orient après le martyre de saint Serge de Rafasa, officier romain décapité pour sa foi en Syrie au IVe siècle. Au fil des siècles, Serge et ses différentes graphies deviennent très fréquents en Grèce et dans la chrétienté orthodoxe. Au XVe siècle, le moine Serge de Radonège devient le saint patron de la Russie, ce qui propulse Sergei au sommet des attributions. Et c’est sous l’influence de l’immigration russe, au début du XXe siècle, que Serge émerge en Europe. Peu après son envol en Italie, dans les pays hispanophones et lusophones (Sergio), Serge s’élance en France dans les années 1950. Il s’impose rapidement dans les 20 premiers rangs, mais s’évapore à la fin du siècle.
André
Force, courage (grec). Littéralement, andros signifie « homme », dans le sens spécifique du genre masculin, en grec ancien.
Ce prénom a été porté par le premier disciple de Jésus et de nombreux saints, ce qui explique sa diffusion ancienne. En usage au Moyen Âge, André (Andrew) devient assez fréquent dans les pays anglophones jusqu’au XXe siècle. En France, il renaît au milieu du XIXe siècle, culmine au 2e rang en 1920 et se maintient dans le top 10 masculin jusqu’en 1948. En dehors de l’Hexagone, André et ses variantes (Andreas, Andrei, Anders, Andrej, etc.) sont très répandus dans les pays slaves et occidentaux.
Frère de saint Pierre, saint André fut le premier disciple de Jésus. Il parcourut l'Asie Mineure et la Grèce pour y prêcher l'Évangile et mourut crucifié à Patras. Saint André est le patron des pêcheurs, de l'Église de Constantinople et de plusieurs pays dont l'Ukraine, la Russie, la Grèce, la Roumanie et l'Écosse. La Croix de Saint André orne d'ailleurs le drapeau écossais.
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