Origine & sens
Vincent-Nicolas réunit Vincent et Nicolas.
Vincent
Qui triomphe (latin).
Vincent a été porté par plusieurs saints aux premiers siècles, mais c’est le culte voué à saint Vincent de Saragosse, martyr espagnol au IVe siècle, qui propage ce nom. Sous ses différentes formes, il devient plus fréquent en Europe à la fin du Moyen Âge, puis au XIXe siècle au moment où vécut Vincent van Gogh (1853-1890). En perte de vitesse durant plusieurs décennies, Vincent renaît au cœur du XXe siècle et s’impose dans les 10 premiers rangs français au début des années 1980. Loin d’avoir disparu, ce prénom intemporel est encore volontiers choisi par les parents.
Prêtre au XVIIe siècle, saint Vincent de Paul consacra sa vie aux œuvres caritatives. Il fonda plusieurs confréries de charité pour aider les pauvres, et la congrégation de la Mission pour la formation des prêtres.
Nicolas
Victoire du peuple (grec).
De nombreux souverains, plusieurs saints et cinq papes ont porté ce prénom dans les pays chrétiens depuis le XIIe siècle. En France, on le trouve souvent placé dans les premiers rangs, non loin de Jean et Pierre, jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. C’est après une longue parenthèse qu’il ressuscite dans les années 1960, faisant tant d’émules qu’il trône sur le palmarès français au début des années 1980. Il reste très attribué jusqu’au début des années 2000. On rencontre plus aisément ce prénom dans le nord de la France, où la tradition de la Saint-Nicolas s’est perpétuée. En dehors de l’Hexagone, Nicolas et ses nombreuses variantes sont très répandus dans le monde occidental, en Russie et dans les pays slaves.
Saint Nicolas est le nom donné à l’évêque de Myre (Turquie) qui manifesta une grande bonté envers les enfants au IVe siècle.
Nicolas Copernic est l’astronome polonais qui démontra en 1543 que la Terre n’est pas le centre de l’Univers et qu’elle tourne autour du Soleil.
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