Origine & sens
Vincent-Ruben réunit Vincent et Ruben.
Vincent
Qui triomphe (latin).
Vincent a été porté par plusieurs saints aux premiers siècles, mais c’est le culte voué à saint Vincent de Saragosse, martyr espagnol au IVe siècle, qui propage ce nom. Sous ses différentes formes, il devient plus fréquent en Europe à la fin du Moyen Âge, puis au XIXe siècle au moment où vécut Vincent van Gogh (1853-1890). En perte de vitesse durant plusieurs décennies, Vincent renaît au cœur du XXe siècle et s’impose dans les 10 premiers rangs français au début des années 1980. Loin d’avoir disparu, ce prénom intemporel est encore volontiers choisi par les parents.
Prêtre au XVIIe siècle, saint Vincent de Paul consacra sa vie aux œuvres caritatives. Il fonda plusieurs confréries de charité pour aider les pauvres, et la congrégation de la Mission pour la formation des prêtres.
Ruben
« C'est un fils ! » (hébreu).
Ce prénom biblique est établi de longue date dans les cultures juives. Il doit sa carrière internationale à l’engouement des puritains anglais et américains au XVIIe siècle. C’est dans les années 1990, après avoir percé en Europe et dans les pays hispanophones, que Ruben décolle en France, avec un succès limité.
Dans le Livre de la Genèse, Ruben, fils de Jacob et Léa, est l’ancêtre d’une des douze tribus d’Israël. Épris de justice, il défend son demi-frère Joseph en convaincant ses frères de le vendre comme esclave plutôt que de le tuer. Ruben perdra néanmoins son droit d’aînesse pour avoir séduit l’une des concubines de son père.
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