Origine & sens
Anne-Francoise réunit Anne et Françoise.
Anne
Grâce (hébreu).
La tradition bretonne dit que sainte Anne, mère de Marie dans la Bible, serait née en Bretagne, qu’elle serait allée en Judée pour y épouser Joachim, et qu’elle serait revenue terminer ses jours dans son pays natal. Son culte se développe dès les premiers siècles en Orient, puis à partir du Ve siècle en Occident. Anne et ses formes dérivées sont très attribuées dans les pays occidentaux du haut Moyen Âge au début du XIXe siècle. Ses occurrences fléchissent ensuite, mais se maintiennent à un niveau élevé, de sorte qu’Anne a peu d’efforts à fournir pour s’imposer dans le top 20 français de 1960 à 1973. En France comme dans les pays anglophones, Anne se replie plus nettement depuis le début des années 2000.
Plusieurs têtes couronnées illustrèrent ce prénom. Au XVIIe siècle, Anne d'Autriche assura la régence de la France pendant treize ans jusqu'à ce que Louis XIV soit en âge de gouverner.
Françoise
Libre, française (latin).
Ce féminin de François connaît une grande faveur française du XVIIe siècle au début du XIXe siècle. Comme Frances dans les pays anglophones, Françoise jaillit de nouveau après la Seconde Guerre mondiale, s’imposant au 2e rang national entre Marie et Monique. Françoise se maintiendra dans le top 10 jusqu’en 1962, une longévité qui lui vaut d’être le 3e prénom féminin le plus attribué du XXe siècle en France.
Au risque de sa vie, sainte Françoise prit soin des malades de la peste en 1414. Veuve, elle se retira dans le monastère de bénédictines qu'elle avait fondé.
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