Origine & sens
Francoise-Dominique réunit Françoise et Dominique.
Françoise
Libre, française (latin).
Ce féminin de François connaît une grande faveur française du XVIIe siècle au début du XIXe siècle. Comme Frances dans les pays anglophones, Françoise jaillit de nouveau après la Seconde Guerre mondiale, s’imposant au 2e rang national entre Marie et Monique. Françoise se maintiendra dans le top 10 jusqu’en 1962, une longévité qui lui vaut d’être le 3e prénom féminin le plus attribué du XXe siècle en France.
Au risque de sa vie, sainte Françoise prit soin des malades de la peste en 1414. Veuve, elle se retira dans le monastère de bénédictines qu'elle avait fondé.
Dominique
Qui appartient au Seigneur (latin).
Dérivés du latin dominicus, Dominique et ses différentes graphies (Dominic en Angleterre, Domingo en Espagne, Domenico en Italie, etc.) sont attribués dès le Moyen Âge. Ils deviennent, au fil du temps, très courants dans les familles catholiques. Dominique s’efface au XIXe siècle dans l’Hexagone, et on le trouve en petite forme avant la Seconde Guerre mondiale. Sa renaissance entraîne l’émergence, puis le vif succès de son féminin, qui lui donne toute sa mixité. Dans les deux genres, il brille dans le top 10 français une bonne partie des années 1950. Aujourd’hui, Dominique est porté par une courte majorité d’hommes.
Originaire de Castille, saint Dominique de Guzman fut prédicateur dans les campagnes du Languedoc. Il eut pour mission de combattre l'hérésie cathare et de ramener les Albigeois à la foi catholique. Fondateur en 1206 de l'ordre des Frères prêcheurs (plus tard appelé ordre des Dominicains), il est l'un des pères de l'Inquisition.
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